Dès aujourd’hui, retrouvez notre nouvelle rubrique dédiée « More Than Just Apps » sur le site de L’ADN avec pour premier sujet, celui des SmartAppsAux dernières nouvelles, plus de 3 millions d’applications mobiles sont présentes sur les stores et tentent de séduire des utilisateurs toujours plus nombreux et exigeants. Comment sortir du lot et satisfaire son public ? Tapptic nous livre quelques éléments de réponses pour devenir plus smart.

 

Prendre conscience du marché actuel et de l’écosystème digital semble être un prérequis pour appréhender au mieux le développement de son application. La fougue des années 2010 est bien révolue et les utilisateurs n’acceptent que difficilement de s’abonner aux campagnes de push notifications. Récupérer les données privées de son audience (sexe, genre, âge, localisation etc.) est une chose, les traiter judicieusement en est une autre. Beaucoup d’entreprises se plaignent aujourd’hui d’être ensevelies sous les données non exploitées. Comment traiter ce « data-lake » avant qu’il ne déborde ?

 

Les géants de ce monde comme Google et Apple ont d’ores et déjà trouvé quelques solutions smart. Respectivement avec « Google Now » et « proactive search » intégré au logiciel de reconnaissance vocal Siri, l’heure est à la contextualisation. Ils ne se contentent pas de récupérer vos informations personnelles, ils s’en servent en mettant de côté celles jugées non pertinentes et insistent sur les plus judicieuses. On assiste donc à une personnalisation de plus en plus répandue permettant de délivrer la bonne information à la bonne personne au bon moment. Quoi de mieux pour séduire de nouveau des utilisateurs lassés par des messages publicitaires génériques non‐ciblés sans grand intérêt ? Comprendre ces nouvelles règles du jeu est primordial mais il s’agit aujourd’hui de prendre un temps d’avance sur les tendances smart futures.

 

Face à toutes ces données, le « dat­‐scientist » sera bientôt votre meilleur ami. Conscient des besoins métiers et disposant d’un background technique suffisant pour interpréter toutes les données récoltées, il pourra définir de nouvelles règles de gestion régissant votre produit digital. L’application du futur aura mille visages pour mille utilisations différentes ; 10 000 versions de l’application pour 10 000 utilisateurs. Le fond et la forme de l’application seront flexibles et s’adapteront à l’utilisateur. Que ce soit le parcours client, les produits proposés, les publicités reçues ou encore le design, une même application n’aura de commun avec les autres versions que l’icône et le nom. Véritable caméléon digital, votre smart-app ne se contentera pas d’être contextualisée, elle vous connaitra et anticipera vos besoins.

 

Si je sors du bureau, mon téléphone m’informera que la ligne de métro que je prends chaque soir est hors-‐service et qu’il serait plus judicieux de retirer un des deux Vélib restants dans la rue adjacente pour profiter du beau temps. De retour chez moi, ma montre me proposera, en fonction de mes données corporelles, de commander un repas équilibré et adapté, livré à mon domicile en 20 minutes. Ma tablette elle, s’ouvrira automatiquement sur l’application 6Play car elle sait que mon émission préférée commencera dans quelques instants.

 

 Connectée non seulement à ses propres serveurs mais également aux autres logiciels tiers, l’application intelligente sera pro-­‐active et anticipera tous vos besoins. On  ne  parle  alors  plus  de  contextualisation  mais  plutôt  de  prédiction. Ce futur proche, interconnecté, ultra personnalisé et prémonitoire sera conduit par les données et donnera naissance aux « data-driven‐app ». Nous nous trouvons à un point d’inflexion historique et les acteurs du marché doivent en prendre conscience. Votre prochaine application devra être intelligente, ou ne sera pas !

 

Nicolas Boisseleau