L’introduction de l’iPhone, en 2007, a marqué la naissance des applications pour smartphones. Le lancement de l’iPad, en 2010, a permis celle des apps pour tablettes. Depuis, porté par le succès des plateformes iOS et Android, le secteur connaît un engouement exceptionnel. Le taux de croissance annuel moyen des utilisateurs d’applications a été de 251% au cours des cinq dernières années[1], soit quinze fois plus que celui du nombre d’utilisateurs d’accès fixes à Internet. En 2017, on prévoit que 160 milliards d’applications seront téléchargées, le double du résultat prévu pour cette année[2]. Et avec des ventes mondiales de smartphones qui devraient connaître en 2013 une progression de 7,3% par rapport à 2012[3], cette tendance ne devrait qu’amplifier. Mais le consommateur entend garder le contrôle de ce qu’il installe et de ce qu’il conserve sur son appareil mobile. L’enquête 2013 de Tapptic-iVox apporte un nouvel éclairage.

S’il existe aujourd’hui plus de deux millions d’applications sur le marché (tous stores confondus), près de 60% des utilisateurs de smartphone en ont installé moins de 15. Et 7% n’en ont installé aucune. « Le consommateur ne souhaite pas s’encombrer d’applications qu’il n’utiliserait de toute façon pas, réagit Christophe Chatillon, fondateur de Tapptic, le spécialiste belge de la création d’applications pour appareils mobiles. C’est un avertissement d’autant plus important pour les éditeurs et pour les entreprises que, une fois téléchargée, l’application doit continuer à satisfaire« . En effet, si elle n’est plus utilisée, une application est tout bonnement supprimée, montre l’enquête Tapptic. « Les logiciels de statistiques utilisés indiquent que 90% des applications installées sont supprimées endéans les 90 jours, précise Christophe Chatillon. Les raisons sont multiples: application inutile, perte d’intérêt de l’utilisateur, absence de mise à jour de la part de l’éditeur, problèmes de fonctionnement,…« .

Ne pas payer et surtout proscrire la publicité
Quel type d’application télécharger? L’enquête Tapptic montre que l’intérêt des utilisateurs se porte d’abord vers les Apps dédiées aux médias sociaux (69,4%) et à la productivité (61,7%) avant l’information et les jeux (tous deux 57,7%). Dans la majorité des cas (71,1%), il s’agit d’applications gratuites. Payer pour une app? Moins d’un quart des répondants (22,1%) se disent prêts. Certains éditeurs pourraient être tentés d’éviter le piège du payant en intégrant de la publicité dans leurs applications, mais les participants à l’enquête ne l’encouragent pas: ils sont très majoritairement opposés à cette démarche (jusqu’à 85% chez les femmes). Pour un tiers d’entre eux, la présence de publicité justifierait la suppression pure et simple d’une application. L’envoi de notifications, même géolocalisées ou personnalisées, n’obtient pas plus de faveurs: elles sont refusées par 75% des répondants.

Une autre forme de publicité, moins intrusive, plus interactive et plus intéressante pour l’utilisateur doit donc être imaginée à l’avenir.

Comment savoir ce qu’il faut installer?
Quelles sont les principales raisons qui incitent un utilisateur à installer une application, a fortiori si elle est payante? Pour 47,6% des répondants, ce sont les recommandations d’un proche. Un article de presse et un classement de popularité des applications sont également de nature à convaincre. Par contre, une publicité a peu de chance de réussir: seuls 7% des participants à l’enquête se laisseraient influencer.

La question de l’utilisation du smartphone pour effectuer des paiements via une application dédiée divise la population presque à parts égales, mais avec un clivage important entre communautés (oui à 53,3% pour la population néerlandophone, non à 57.3% pour les francophones) et sexes (oui à 53,1% pour les hommes, non à 56,5% pour les femmes). Les hommes sont également plus ouverts à l’idée d’exploiter leur smartphone pour gérer leurs appareils domestiques: 54,1% contre 36% chez les femmes.

« Notre enquête le confirme: une app doit répondre à un besoin de l’utilisateur, explique Christophe Chatillon. Elle doit lui apporter une valeur ajoutée, une solution intuitive qui lui assure un service fluide et fiable. Et elle doit le fidéliser en le faisant bénéficier de mises à jour régulières« .

 

Principales informations de l’enquête Tapptic:

  1. Le profil des utilisateurs

– Sur les 1000 personnes interrogées pour l’enquête, le smartphone est davantage prisé par les d’hommes (73,9%) que par les femmes (65,5%).

– Sans surprise, iOS et Android dominent le marché des smartphones dont ils détiennent ensemble 76,5%. 7% des répondants avouent ignorer le système d’exploitation de leur appareil.

Pratiquement un quart (24.1%) des répondants dispose d’un produit de marque Apple et une peu plus de la moitié (52.4%) utilise un appareil tournant sur Android.

– iOS et Android dominent nettement le marché des tablettes (89,5% ensemble) Il y a environ autant d’utilisateurs de tablettes sous iOS (45.4%) que de tablettes tournant sous Android (44.1%). 6,8% des répondants ignorent le système d’exploitation de leur tablette.

 

  1. Les applications les plus utilisées

– Les applications dédiées aux réseaux sociaux emportent les faveurs de 69,4% des répondants. Elles sont particulièrement populaires chez les 18-29 ans (82,3%).

– La deuxième place va aux applications dédiées à la productivité (61,7%). On entend par productivité, les apps de naviguation, de gestions financière, de traitement de photos ou de vidéos. Mais aussi celles qui délivrent de l’information (par exemple la météo, l’actualité, l’info boursière,…) (57,7%).

– Les jeux (57,7%) intéressent un peu plus les femmes (58,9%) que les hommes (56,6%). L’intérêt décroît avec l’âge: il dépasse les 75% chez les 18-29 ans, mais tombe à 56,5% chez les 40-49 ans.

 

  1. Combien d’applications?

– 34,4% des répondants ont installé moins de 10 applications sur leur smartphone. Ils sont 18,4% à en avoir installé plus de 25. 7% n’en ont installé aucune.

– 27% des répondants ont installé moins de 10 applications sur leur tablette. 22,3% d’entre eux en ont installé plus de 25. 4,3% n’en ont installé aucune.

– Si une app n’est plus utilisée, elle est supprimée (78%).

 

  1. Gratuit ou payant?

– Moins d’un tiers des utilisateurs (28,9%) disent avoir déjà payé pour une application. Et ils ne sont que 22,1% à être prêts à le faire.

– C’est à Bruxelles qu’on trouve le plus grand nombre d’utilisateurs prêts à payer: ils y sont 48,7%. A l’opposé, ils ne sont que 27,5% en Flandre.

– Pour la moitié des répondants à l’enquête qui sont prêts à payer pour un app, le prix de celle-ci devrait être compris entre 1 et 3 euros.

– L’apparition d’un message publicitaire pendant l’utilisation d’une app est jugée négativement par 79% des répondants. Surtout par les femmes (84,4%) et les 18-29 ans (80,8%).

 

  1. Pour le choix d’une app, je me fie à…
    – La recommandation d’un proche est le principal déclencheur (47,6%). Surtout chez les femmes (54,8%). Les hommes se fient davantage à un article de presse (51,9%). Un classement de popularité des apps est aussi de nature à influencer près de 4 utilisateurs sur 10. En revanche, la publicité ne fonctionne que chez 7,2% des sondés.

– Au moment de télécharger une application, l’utilisateur attend un fonctionnement fluide et naturel (80,2%). L’intuitivité est privilégiée par 41% des hommes et 29,6% des femmes.

 

  1. Le smartphone pour payer, gérer,…
    – Près de 25% des répondants utilisent une application dédiée pour effectuer des achats en ligne.

– Ils concernent d’abord des vêtements et des chaussures pour 52% des femmes, du multimédia et des jeux pour 46,3% des hommes et 56,6% des 18-29 ans.

– 48,5% pour et 51,5% contre: effectuer des paiements via smartphone est loin de faire l’unanimité. La différence est nette selon la communauté (oui à 53,3% en Flandre, non à 58,9% en Wallonie) et le sexe (oui à 53,1% pour les hommes, non à 56,5% pour les femmes).

– Gérer sa maison (éclairage ou son chauffage par exemple) via une app sur son smartphone ou sa tablette? L’idée séduit 45% des répondants. Les hommes sont partants à 54,6%. Seuls 36% des femmes sont ouvertes à l’idée.

 

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À propos de Tapptic

Active en Belgique et en France, Tapptic a été fondée en 2010. Leader sur le marché mobile, l’entreprise crée des applications innovantes offrant une expérience utilisateur unique pour des smartphones, des tablettes et autres appareils connectés. Riche d’une trentaine de collaborateurs, elle compte, parmi ses clients Axa, Kapaza, D’Ieteren, VOO, Club Med, M6, RTL, Walibi …
[1] Source: Research2guidance

[2] Source: Juniper Research

[3] Source: IDC