Tapptic Paris était présent à la conférence Decode, vendredi soir au salon du Louvre dans ler arrondissement de Paris. Au programme : partage d’expérience et témoignages d’acteurs importants du digital en France.
Petit compte-rendu de Théophile Hurbin, membre de la division MX Tapptic des bureaux parisiens.

BLABLACAR :

Frédéric Mazzella – CEO et Fondateur

Blablacar est présent dans 19 pays et compte 20 millions de membres.

Blablacar a testé 6 business models : publicité sur le site, mise en relation téléphonique, offre premium, partenariats et modèle transactionnel (on paye uniquement lorsqu’on utilise le service). C’est ce dernier qui est gardé depuis 2011.

Il avoue qu’à chaque démarrage du service dans un nouveau pays cela met du temps à se mettre en place car il faut atteindre un trafic assez important pour que l’offre et la demande « matchent » sur un trajet. Cependant à chaque lancement, le succès est au rendez-vous.

En Turquie ils ont testé pour la première fois le mobile only.
Blablacar a proposé le service uniquement sur mobile dans un premier temps car le web est mal implémenté là-bas, l’usage du smartphone est plus répandu.

Particularité se Blablacar : tous les salariés sont des co-voitureurs (lui même également), cela aide à comprendre et améliorer le service en le testant soi-même, ce qui est essentiel pour son succès.

La possibilité de pouvoir également échanger avec les passagers rencontrés est très intéressante pour avoir des retours d’expériences sur le service, le site, l’appli.

La marge de progression de Blablacar repose sur un phénomène latent de gaspillage : beaucoup de places de voiture vides. De plus la voiture constitue une dépense énorme. Selon ses calculs : 5500€ par an, 200 milliards d’euros en France par an soit 10% du PIB, tandis que la voiture est utilisée seulement 2,7% du temps.

L’idée est donc d’optimiser cette énorme dépense en mutualisant les trajets en voiture.

A propos du naming « Blablacar » il raconte que c’est le nom que tout le monde retenait lorsqu’il présentait une liste de choix à ses amis pour nommer le service. Il a donc rapidement pris sa décision, arguant du fait que ça lui ferait « économiser des millions en com ». De plus « blabla » est utilisé dans tous les langages, ce qui permet de l’exporter facilement.

WEBEDIA :

Olivier Cambournac – Mobile Director

Groupe spécialisé dans les médias en ligne : marques principales : Allociné, Jeuxvidéo.com, 750grammes, Purepeople.
Webedia possède 32 applications mobile, 25 millions visiteurs uniques par mois sur le web et 12 millions sur mobile

Philosophie de travail : Tous les services travaillent ensemble : PM, développeurs, marketing… afin d’aller dans le même sens et être au faîte de tous les sujets en cours.

Avant chaque livraison ils déploient une version zéro en amont auprès de bêta testeurs (200 en moyenne) pour avoir des retours sur l’app.

LEBONCOIN :

Antoine Couteau – CEO

Leboncoin est né en Suède en 1997, lancé par un ingénieur fan de vide grenier lassé par ebay, pas assez local et authentique.

Leur logique de développement s’est axée sur le local : faire une plateforme par pays avec un nom de marque propre, le fonctionnement est local, l’équipe est locale.
Ils ont commencé en Espagne en 2005 puis en France en 2006. Ils sont maintenant présents dans 30 pays.

En France l’équipe a voulu être en rupture avec le modèle suédois payant et a adopté le modèle Freemium.
L’idée est qu’Ebay était déjà dans le top 10 des sites mondiaux, il fallait trouver une offre qui se démarquait.

Aujourd’hui le site génère 151 millions d’euros de chiffre d’affaires, majoritairement grâce à la pub.

En 2006 des millions de Français « découvraient » internet avec l’apparition des offres Triple play, il y avait nécessité de proposer un site très simple d’utilisation, c’est ce qui a fait le succès du Boncoin.

En 2009 : 2 millions de visiteurs uniques par mois.
En 2015 : 23 millions.
1 million de produits déposés par jour.
Croissance à 2 chiffres.

Stratégie mobile first :
Décision de geler le web et développer en priorité le mobile.

Les services doivent d’abord sortir sur mobile, support qui a cette force de proposer la géolocalisation, service très demandé par les utilisateur : système basé sur le fait que l’offre et la demande soient liées géographiquement.

Création de compte : gros efforts de simplification pour maximiser les nouveaux entrants.

Ils sont ainsi passés de 10 champs à 3 champs à compléter.
100.000 comptes sont créés par jour.

L’esthétique du site est parfois mise en cause. Le Boncoin assume arguant que ce qui compte pour l’utilisateur c’est l’ergonomie.

APP ANNIE :

Bertrand Schmitt – CEO et Co-Fondateur

Il y a 2.5 Milliards smartphones dans le monde
17 milliards de dollars générés sur les stores
300 milliards prévus en 2018

Tendances :
Le modèle Freemium représente 90% des apps, très représenté dans les jeux.
Les Japonais dépensent énormément par rapport aux autres : presque autant de revenu générés que le marché US (leader) pour un volume de téléchargements 4 à 5 fois moindre.

Rapport Android vs Apple
90% de plus de téléchargements sur Android que sur iOS mais Apple génère 80% de revenus en plus.

France
60% de plus de téléchargements sur Android que sur iOS mais Apple génère 40% de revenus en plus.

Pour quels objectifs les développeurs se lancent-ils ?
1. Générer des revenus dans les app stores
2. Générer des revenus publicitaires
3. Assoir une marque ou une campagne
4. Fournir des services en ligne
5. Attirer dans les magasins physiques.

Apps pour Apple Watch
Il y en avait 3000 en avril, 12.000 en septembre.
Et ce n’est qu’un début.

Conseil du CEO de app-Annie : « Il ne faut pas penser « mobile only », il y a aussi l’ordinateur, le réalité augmentée, la TV, les voitures, les objets connectés. Ces domaines sont une source incroyable de croissance pour les apps. »