Les technologies digitales s’efforcent de reproduire nos cellules grises et même d’agir directement sur le cerveau, avec l’espoir légitime d’apporter des réponses au monde de la santé et d’aider les handicapés. Entre-temps, les cyborgs dotés d’une intelligence artificielle hors norme sont déjà bien présents dans l’informatique.
C’est ainsi que la start-up américaine BrainCo a dévoilé récemment son serre-tête « Mind Control » destiné à capter les ondes cérébrales dans le but d’améliorer les facultés de concentration et la détection d’éventuelles maladies, voire de contrôler des appareils de la maison ou des prothèses. On s’approche donc d’ores et déjà du futur.

 

Bienvenue dans le futur…
Les progrès réalisés en matière d’intelligence artificielle permettent également aux robots de développer une intelligence supérieure. En mettant l’accent sur l’apprentissage, les chercheurs tentent de reproduire le fonctionnement du cerveau humain sous forme de programme informatique implanté dans les circuits d’humanoïdes toujours plus convaincants. Dernier exemple en date : les robots Nao et Pepper développés par la société française Aldebaran Robotics sont déjà en mesure d’apprendre comme des êtres humains, et même d’enseigner à leur tour ce qu’ils ont appris.
Ce tour de force a été rendu possible grâce au rapprochement de la société japonaise Softbank (qui a racheté Aldebaran en 2014) et le géant informatique américain IBM à l’origine du système d’intelligence artificielle Watson. Autrement dit, Nao et Pepper sont capables d’extraire du sens à partir de données informatiques qui jusque là nécessitaient le recours d’un être humain pour y voir clair.
Depuis leur commercialisation en juin 2015, les sympathiques robots d’Aldebaran Robotics ont progressivement fait leur apparition dans certaines boutiques et sociétés de services au Japon, et s’inviteront dans nos foyers d’ici quelques années.

 

Le défi Iron Man
Et les choses ne s’arrêtent pas là ! Mark Zuckerberg, patron de Facebook, veut également construire sa propre intelligence artificielle, un rêve qui a toutes les chances d’aboutir tant l’homme dispose des moyens financiers pour parvenir à ses fins. L’annonce du lancement de son nouveau projet en 2016 a fait l’effet d’une bombe. Et pour cause, le fondateur du plus important réseau social rêve d’un robot sophistiqué « pour gérer sa maison et l’aider dans son travail ». Habitué des défis annuels, c’est donc celui que s’est fixé le PDG pour l’année à venir. Mark Zuckerberg s’imagine en Iron Man, le superhéros imaginé par l’américain Stan Lee pour l’éditeur Marvel, servi par son majordome virtuel Jarvis. « J’envisage d’explorer la technologie existante et ensuite apprendre à l’IA à se familiariser avec ma voix afin de tout contrôler dans notre maison, la musique, les lumières, la température », explique-t-il sur son compte Facebook.
Mais derrière ces commentaires anodins, Mark Zuckerberg espère surtout élaborer un cyborg qui soit capable d’analyser des données et d’élaborer de nouveaux services.
Bien qu’il n’ait pas la prétention de relever seul son défi technologique, la fabrication d’un véritable cyborg semble être la cible lointaine et la source d’inspiration de ses futurs travaux. D’autant que l’entreprise Facebook investit depuis quelque mois dans le domaine de l’intelligence artificielle via son initiative AI Research. Un projet qui attire d’ailleurs un nombre croissant de travaux et de financements, comme l’a montré encore récemment le lancement d’Open AI.

 

L’Intelligence Artificielle, une menace pour l’être humain ?
En attendant l’arrivée de la prochaine génération de robots « hyper intelligents », d’éminents scientifiques et entrepreneurs de renom comme Bill Gates, le physicien Stephen Hawking, Elon Musk (Tesla Motors), le co-fondateur d’Apple Steve Wozniak, ou d’autres intellectuels comme Noam Chomsky, ont déjà tiré la sonnette d’alarme en nous prévenant des éventuelles menaces que peut représenter l’intelligence artificielle pour l’avenir de l’humanité.

 

Comment expliquer que de telles personnalités publiques s’inquiètent à ce point du phénomène ?
Leurs arguments sont pourtant pesés : les développements de l’intelligence artificielle conjugués à leurs capacités d’apprentissage les doteront sous peu d’une autonomie difficile à maîtriser. Et qui sait qui pourrait s’emparer un jour de la toute-puissance technologique ? Ces déclarations prennent tout leur sens à la lumière des films d’anticipation Terminator où le seuil de développement de l’IA du réseau informatique Skynet parvient à prendre finalement les commandes d’une révolte de robots devenus incontrôlables. La question ne se pose pas aujourd’hui… Du moins, pas encore.