Dès aujourd’hui, retrouvez un article sur Christophe Chatillon dans La Libre Belgique :

 

Allô ? C’est ta plante qui t’appelle !

Le patron de la Tapptic, Christophe Chatillon, a déjà fait son chemin dans le monde des applications mobiles. Sa société, qui emploie une petite cinquantaine de personnes, se concentre en effet sur ses clients fidèles et ne vise plus vraiment la croissance débridée ou le chiffre d’affaires facile. « Quand on sait que 90 % des apps installés par les utilisateurs sont désinstallés dans les 90 jours qui suivent, il est clair qu’il y a un effort à faire pour fidéliser les utilisateurs. Ce qui se fait en les mettant à jour, en innovant, en créant des liens entre les entreprises qui nous achètent ces applications et leur public cible », nous explique ­t’­il.

Pour proposer un tel service, il faut donc innover et surtout avoir une vision du futur. À cet égard, Christophe Chatillon est d’ailleurs devenu un « tech­-evangelist » qui propage auprès de ses employés et de ses clients sa vision des apps de demain. Issu du monde de la finance qu’il quitte vite pour entrer dans celui du logiciel en 1992, il découvre l’Internet des débuts, puis le mobile balbutiant (le… WAP !) quelques années plus tard, avant de sauter de site en site pour aboutir dans le monde à haut potentiel des applications mobiles. À haut potentiel ? « Oui, tout dépend du taux de pénétration des smartphones dans les marchés concernés. Et pour ce qui concerne la Belgique, on est entré dans une phase d’accélération en termes d’adoption des smartphones, avec un grand retard sur les pays voisins. Et sur cette base, on peut imaginer que les grandes entreprises commerciales vont investir le mobile chez nous en 2014. Tout est donc encore à faire ici comme en 1999 dans le Web. Et, après les applications mobiles ludiques, il y aura sans doute l’arrivée des objets connectés. C’est ma croisade actuelle. Je vois des clients et je leur explique que demain, leurs plantes vertes les appelleront sur leur smartphone pour leur demander de l’eau ! Et pour réaliser tout cela, il faut des gens. Nous les avons ici, et ce qui se fait dans la Silicon Valley, on peut le faire ici… avec un peu d’aide ! »

P.V.C.